William Utermohlen

"William Utermohlen, né aux États-Unis en 1933, a passé, à partir de 1957, la majeure partie de sa vie et de sa carrière d’artiste à Londres. Il y est de sa mort le 21 Mars 2007 des suites d’une maladie d’Alzheimer diagnostiquée 12 ans auparavant. [...]

Pour tenter d’assurer une continuité, une identité et aussi pour témoigner de son vécu dramatique, de son interrogation angoissée, l’artiste va réaliser une série d’autoportraits qui vont s’échelonner sur quatre ans, jusqu’à la perte totale de ses capacités praxiques et psycho-perceptives de représentation.[...]
L’autoportrait a ici valeur d’une recherche pour éprouver le sentiment de sa présence, de la réalité de l’existence, fut-elle tragique. Il s’agit aussi de témoigner de son vécu, et avec ce portrait, c’est toute la poignante vérité de l’artiste qui nous est donnée à partager : son monde s’est rétréci comme derrière les barreaux d’une prison. Il n’a plus pour voir la vie qu’une meurtrière en forme de couperet. Il ne lui reste plus qu’à attendre l’heure de sa condamnation."

"Le temps n’est plus qu’une suite d’instants. Le temps s’auto dévore et le dessin aussitôt tracé est gommé. L’image change et se défait au fur et à mesure qu’on essaye de la construire. Ni présent ni absent, l’objet ne consiste qu’en un évanescent passage à reconduire sans cesse. L’artiste assimile le dessin de son portrait à son destin : demeurer, tout en disparaissant. La perception garde sa valeur d’appel en raison du pouvoir originaire de l’objet. Mais ce qui revient reste hétérogène et menaçant pour son identité. Incorporation anéantissante : devenir sans relâche un objet qui en même temps qu’il surgit, disparaît. La figure infernale d’une peur devenue circulaire est avalée dans l’œil cyclonique de l’oubli."

Extraits du catalogue "WILLIAM UTERMOHLEN - PORTRAITS 1990–2000", publié à l'occasion d'une exposition-conférence à la Cité de la Science.

  • C'est vraiment terrible... Je suis d'autant plus touché par ce que tu présente qu'en ce moment je suis confronté à de nombreuses personnes en souffrance qui subissent cette déconstruction et cet effacement.

  • Ce qui était beau dans cette expo et dans la conférence qui l'a accompagnée, c'est qu'on a pu voir que durant sa maladie d'Alzheimer, le peintre a perdu en technique (artistique), mais a gagné en profondeur, en symbolique, en justesse... Il a trouvé un moyen de se représenter jusqu'au bout, il a façonné sa peinture de sorte qu'elle devienne une sorte de miroir, qui lui permettait (peut-être ?) de se sentir encore vivant... Alors oui il y a un effacement de soi, de son image, mais il y a une créativité nouvelle, qui touche à la force de vie, qui touche à l'essentiel...

  • Bonjour!

    Je me présente, je suis asssistante de la galerie qui à préter les oeuvre de William Utermohlen à la Cité des Sciences. Je suis très touchée que cette exposition t'es touchée, c'est le but. par contre, je suis navrée mais il n'est pass possible de publier ansi des images des oeuvres de l'expo. En effet, la plus part sont soumises à des droits de diffusions et nous préferons que personne ne puisse les toruver sur le net, surtout celle que vous avez choisi, (très bon choix) car ce sont le splus demandée...

    je vous demande donc d'accepter de les enlever.

    Merci encore de votre intéret en tout cas.

    Un expo est prévue bientot à Paris, si vous souhaitez assister au vernissage n'hésitez pas à me contacter sur mona dresse mail c.picard8@gmail.com

  • Mille merci!

    Merci de ce respect que tu manifeste à notre travaiol!
    bien à toi!

  • Je vous en prie !