Sur la route

Des champs de blé à perte de vue, ceux-là même que décrivait Cioran lors de ses insomnies - un vaste champs de blé qui ne serait pas balayé par le vent -. Lumière dorée, ciel flamboyant - seule sur la route, je longe ce paysage de feu, délimité par de larges grilles. Glissent sur les blés aérolithes et éléphants, immenses et respectables symboles parentaux - entités, imago. J'admire le lent défilé - ils s'éloignent doucement -, je voudrais m'arrêter, inscrire cet instant à jamais dans ma mémoire, mais je sais combien le chemin est long qui mène à la vie, à la maternité. Plus que mes parents, c'est mon enfance, derrière cette grille, que je vois s'éloigner. Et moi qui vais à contre-courant, échappant au désir d'accompagner le mouvement du passé, je poursuis ma destinée, non pour accéder à la source de mon existence, mais pour en créer une nouvelle : un nouveau commencement, avec l'homme que j'aime, avec notre fils.

Je vous aime !

Le mot du frigo # 2

Le mot du frigo # 1

Peopolitique

Je n'arrive pas à m'en remettre. A peine Khadafi a-t-il tourné les talons que notre nain de président, le roi de l'entourloupe et du détournement d'attention, s'expose avec sa dernière pouffe, j'ai nommé la molle et cireuse Carla Bruni (physiquement proche de Cécilia, vous ne trouvez pas ?). Pas d'annonce officielle, non, une belle mise en scène à l'américaine : après le jogging à l'Elysée, les ballades cowboy et les jambes allongées sur la table, Sarko joue au vrai être humain qui s'amuse à Eurodisney avec sa nouvelle poupée. A vouloir jouer les monsieur tout le monde, le nain semble dériver de son axe et de sa mission première : gouverner la France et la représenter, avec respect, dignité et discrétion. Au lieu de ça nous nous enlisons dans une belle mascarade, on parle désormais de peopolitique, nous sommes entrés dans l'ère du vulgaire, du m'as-tu vu, du faux-semblant, du gouvernement Paris Match, de l'impudeur et surtout du manque de respect.
Au pays de Sarko la manipulation est de mise, la médiatisation est une arme, et la vulgarité un principe. Ses idéaux ne trouvent leur source que dans la quête effrenée du pouvoir : Sarko ne désire pas être un bon homme politique, mais un super président qui a des couilles (il court, tout lui est permis, il est partout, et maintenant il baise !!!).

Que veut-il prouver au monde ? Est-il à ce point complexé qu'il met un point d'honneur à prouver à la terre entière qu'il est un grand garçon (avec ses talonnettes, son palais doré et sa poupée barbie) ? Quelle blessure narcissique cherche-t-il à panser ? Jusqu'où ira-t-il ?

"Sarkozy se place dans la toute-puissance, non celle des grands hommes mais celle de l'enfants frustré de ne pas pouvoir dominer le monde."

A méditer...

Aa...aaa...doub doub doub doub...

Idée reçue

Dans les débats sur le sort des embryons lors des avortements ou du clonage, un des arguments est souvent : « La vie commence dès la fécondation ! ». Eh bien ! La vie ne commence pas. Elle est transmise.

Spermatozoïdes et ovules sont des cellules et sont donc vivantes. Leur fusion lors de la fécondation a simplement pour but de transférer et de mélanger leurs gênes. La vie se prolonge sans discontinuité. C’est un arbre aux ramifications sans fin.

D’ailleurs il serait difficile de dire le moment exact de la fécondation, puisque la fusion dure une trentaine d’heures et que les gènes paternels ne s’expriment, eux, que quelques jours plus tard.

Source : Tatoufaux.com

Une vie de chat

Mon petit garçon de l'hiver

Je n'ai envie d'écrire qu'à son sujet. Rien n'y fait, je sombre dans la monomanie, l'obsession maternelle. Les yeux rivés sur mon vaste ventre, nous le regardons vivre. Emerveillement. Béatitude. Impatience. Fierté. Un évantail d'émotions. Sa petite armoire est déjà pleine, le chat n'a plus le droit de pénétrer dans la chambre, il ne comprend pas, reste là, assis devant la porte, les pattes bien rangées, il doit se demander ce qui se passe dans cette pièce autrefois investie - il tente le tout pour le tout, fonce à vive allure cherche on ne sait quoi l'air affolé puis se fait engueuler comme il faut à coups de pssshhhh ! va t'en imbécile ! alors il dégage et s'installe sur le fauteuil, la mine déconfite, une vraie tronche de Chat Potté - il ne comprend décidément pas ce qui se trame.
On nous conseille de lui amener de la maternité un pyjama porté par le bébé pour qu'il s'habitue à son odeur, pour qu'il le "reconnaisse" le jour de la rencontre.
Je ne m'en fais pas, Léaud est un brave chat.
Demain, dernière écho. Demain, visite d'une maison.

J'adore demain.

Décision

- T'es sûr qu'on l'appelle Ulysse ?
- Mais ouiiii !!!

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