Ou pas.

L'avant-dernière nuit, je tentais d'échapper à une gigantesque tornade qui avalait tout sur son passage... le village de mon enfance, les petites maisons beauceronnes, le chemin qui mène de Soignolles à Tillay-le-Péneux, les rares arbres du pays... Je courrais à travers champs, pour ne pas disparaître à mon tour dans le tourbillon menaçant qui s'approchait à vive allure... Cachée, recroquevillée je ne sais où, j'attendais.
Après un long temps de dévastation, le silence se fit.
La tornade avait perdu sa force, son élan, à quelques centimètres de moi.
Elle avait renoncé.
Le magicien d'Oz, de Victor Fleming