Affichage des articles dont le libellé est rubrique-à-brac. Afficher tous les articles

Jour de pluie

Après une longue et éprouvante traversée du désert, 
désillusionnée par une oasis aussi belle qu'inaccessible, 
je quitte le sable pour retrouver 
ma terre.

Remember

Ciel gris, homme parti. Il a plu quasiment toute la journée : les pétales de mes géraniums sont assommés, je n'ai pas mis le nez dehors. Aux gogues je lis un petit livre charmant d'Henry Miller "Lire aux cabinets". J'attaque également "Replay" de Ken Grimwood. Pour l'instant ça me plaît bien, mais il me manque indéniablement un cadre pour lire. Oui. Une mouvance ronronnante. Les néons matinaux. Les arrêts pour lever les yeux et se reposer un instant de sa lecture. Oui. Pour lire il me manque le métro.
Je suis tombée bien bas.
Ce soir mes pieds sont glacés mais je n'enfilerai pas de chaussettes, j'aime sentir sous ma peau le parquet parfum de cire.
J'écoute ce merveilleux album "L'inutile", d'Higelin & Areski. De la poésie à l'état pur, du rêve, de l'amour et du cauchemar aussi. Remember...

>> ♫ Higelin & Areski - Remember

Du nord au sud

Depuis mon article sur mon incapacité actuelle à rêver (ou à me souvenir de mes rêves), une déferlante de songes, plus riches les uns que les autres, emplit mes nuits. Ce matin, je me réveille avec cette chanson de Louise Attaque dans la tête.


Des mois que je n'ai pas lu. Vais essayer de décoller mon nez de cet écran et me remettre à profiter pleinement de mes heures perdues. Ca commence avec "L'histoire de l'amour" de Nicole Krauss. Du nord au sud, peut-être une envie de voyager à travers les mots...

Emilie is back !

Quel bonheur de retrouver Emilie, petit chaperon rouge de mon enfance ! Avec son mignon hérisson Arthur, il lui arrive mille aventures ! Elle a aussi un petit fauteuil, un ourson à la patte cassée, un grand frère, Stéphane, et une petite soeur, Elise. Le dessin est sommaire mais suffisant. Du rouge, du vert, du blanc. Aucun artifice, l'essentiel est là.
Comme la mémoire est étrange. Le souvenir d'Emilie n'aurait jamais pu émerger de façon spontanée. Pourtant, lorsque mes yeux ont balayé le rayon des livres d'enfants, mon coeur a bondi, sûr d'avoir reconnu une image amie, ancrée en moi depuis des lustres. Elle n'a pas changé, Emilie. Ses petits souliers rouges, son sourire adorable, son bonnet joli... Comme les Trois Brigands, comme le Loup blanc banni par les hommes, comme Le Chat qui s'en va tout seul, Emilie tapie au fin fond de ma mémoire, a resurgi avec force, retrouvant toute sa fraîcheur ! Mais cette fois-ci, ça n'est pas pour moi, non, c'est pour Ulysse. Il découvrira bien d'autres livres inconnus de nous, mais celui-ci, que nous avons lu, aimé, son papa et moi, il l'aura dans sa petite bibliothèque, c'est sûr, entre le bestiaire en tissu et le petit livre de Salomé.

Christophe Maé revisited

Parmi les exercices oulipiens, on trouve le fameux S+7, contrainte qui consiste à remplacer chaque substantif (S) d'un texte préexistant par le septième substantif trouvé après lui dans un dictionnaire (S+7) donné. On peut ensuite décliner l'exercice à l'infini en choisissant de modifier les Substantifs, les Verbes, les Adjectifs etc, +7 ou + ce qu'on veut !

J'ai tout de suite pensé à la chanson idiote de ce nabot pédant de Christophe Maé, que Lisou a intelligemment décryptée. Elle s'appelle Mon Paradis. En S+11 ça donne Mes parages. Pour corser l'exercice, j'ai ajouté une contrainte : le V+5 (on remplace chaque verbe par le 5ème trouvé après lui dans le dico).


Voici la version originale :

Bien dans ma peau
Tu es celle que je suis
Alors promets moi de me faire un enfant
Même dans le dos
Si vraiment tu en meurs d'envie
Et là je serai le meilleur des amants
Comme une envie d'aller faire un tour
Du côté de nos amours

Viens chez moi te mettre à l'abri
On ira sous les draps écouter la pluie
Viens chez moi te mettre à l'abri
Voir mon paradis
Voir mon paradis

Mon alter égo
Fuis moi je te suis
Alors promets moi de signer pour cent ans
J'aime pas pour de faux
Mais seulement pour la vie
Et là je nous vois comme de vieux amants
Comme une envie d'aller sans retour
Du côté de nos amours

Viens chez moi te mettre à l'abri
On ira sous les draps écouter la pluie
Viens chez moi te mettre à l'abri
Voir mon paradis
Voir mon paradis
Et on fera ...
Dam, dam, dam ...

Comme une envie d'aller faire un tour
Du côté de nos amours
Comme une envie d'aller sans retour
Avec toi mon amour


Et maintenant la version S+11 V+5














Bien dans ma pêche
Tu étripes celle que je supplante
Alors pronostique-moi de me familiariser une enflure
Même dans le dossier
Si vraiment tu en moyennes d'enzyme
Et là j'étriperai le meilleur des amauroses
Comme un enzyme d'allumer familiariser une tourelle
Du côté de nos ampérages

Verdoie chez moi te miauler à l'abscisse
On allumera sous les dreadnoughts écrêter le plumitif
Verdoies chez moi te miauler à l'abscisse
Voleter mes parages
Voleter mes parages

Mon althéa
Fuselle-moi je te supplante
Alors pronostique-moi de similiser pour cent anacoluthes
J'ajoute pas pour de faux
Mais seulement pour la vierge
Et là je nous volette comme de vieux amauroses
Comme un enzyme d'allumer sans retraite
Du côté de nos ampérages

Verdoie chez moi te miauler à l'abscisse
On allumera sous les dreadnoughts écrêter le plumitif
Verdoies chez moi te miauler à l'abscisse
Voleter mes parages
Voleter mes parages
Et on familiarisera ...
Damier, damier, damier ...

Comme un enzyme d'allumer familiariser une tourelle
Du côté de nos ampérages
Comme un enzyme d'allumer sans retraite
Avec toi mon ampérage

__________________________

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve cette nouvelle version bien plus transcendante !!!

Encore un blog !

J'ai perdu ma plume et retrouvé mon âme d'enfant !
Nouveau jouet : imagots, le meilleur jeu photo de la blogosphère (ou presque !)

http://imagots.blogspot.com

Venez nombreux, et parlez-en autour de vous !

6 choses débiles que vous ne savez pas sur moi

Suite à la proposition de Kallisté, je relève le défi de poursuivre cette chaîne qui fait fureur sur la blogosphère : à savoir révéler 6 trucs muches de sa vie que personne (a priori) ne connaît.

1. Autour de mes 6 ans, j'avais lu un petit livre sur la prévention de l'hygiène dentaire chez les enfants. On y voyait une illustration représentant un petit garçon - qui évidemment avait mangé trop de bonbons - et qui dormait paisiblement, bouche ouverte. Dans la nuit des petits lutins minuscules armés de pioches grimpaient par une mini-échelle dans sa bouche pour lui faire des trous dans les dents. Evidemment ce que j'avais retenu de cette histoire, ça n'était pas qu'il fallait lever le pied sur les bonbecs, non, c'était qu'il fallait penser à bien fermer la bouche la nuit !!! Logique.

2. A part des chats j'ai eu dans ma vie un lapin débile (Gaïa) et un hamster jovial (Kikitte).

3. Mon corps a une fâcheuse tendance à révéler mes conflits psychiques (eczema, bronchites chroniques, trichotillomanie, allergies, onychophagie, asthme...) On appelle ça joliment le "théâtre du corps"...

4. J'aime, lorsque je suis dans le Périgord, me réveiller très tôt le matin, sortir dehors avec les chats et regarder le jour se lever.

5. J'ai raté ma vocation de musicienne et d'artiste en général. Immense regret...

6. Avant, je m'endormais toujours sur le ventre avec le drap sur la tête et un petit trou autour du nez pour respirer. Maintenant je dors en position foetale sur le côté gauche avec la couette qui recouvre mon oreille droite. (condition sine qua non pour m'endormir, sinon je peux toujours me brosser)

_____________________________________________________

Comme vous pouvez le constater, tout ceci est absolument passionnant, c'est pourquoi je passe la main à mes camarades blogueurs : Fredou, Lisou, la Fouine, Mortecouille, Meli&Melo, Poï poï poï, Rachtaquouère et Naturella !
A vous de jouer !

8 mois


Petit hommage au fabuleuses planches de Melaka, qui a su transcrire avec humour et justesse les aléas de l'enceintitude !

Je vous aime !

Private joke...

Emplettes

ça y est, maintenant ils me prennent tous pour
une maniaque de la chaussette... :o/

J'ouïs dire...

Une vieille peau tirée à quatre épingles à deux jeunes arabes assis sur un banc à Ménilmontant :
"La femme n'a pas besoin de sexualité à moins qu'elle en fasse son métier."

Life shuffle

Trouvé sur divers blogs un petit questionnaire inutile et sympa. But du jeu : lancer iTunes sur le mode lecture aléatoire et répondre aux dix questions. (no triche !)

1. Comment vous sentez vous aujourd’hui?
Sweet dream – Jethro Tull

2. Comment les autres vous voient ?
Terre – Michel Jonasz

3. Quelle est l’histoire de votre vie ?
Cactus - Pixies

4. Quelle chanson pour votre enterrement ?
Fantaisie héroïque - Juliette

5. Comment allez-vous de l’avant dans la vie ?
Friday night saturday morning - Nouvelle Vague

6. Comment être encore plus heureux ?
Port Bail – Alain Souchon

7. Quelle est la meilleure chose qui vous soit arrivée dans la vie?
Adieu Princesse - Dick Annegarn

8. Pour décrire ce qui vous ravit ?
Mayfair - Nick Drake

9. Votre boulot pour vous c’est … ?
La mer – Charles Trenet

10. Que devriez-vous dire à votre boss ?
La chanson du loubard - Renaud

11. Pour vous l’amour c’est … ?
I've Been Tired - Pixies

12. Pour vous la sexualité doit être … ?
King Of Bongo - Mano Negra

13. Bloguer pour vous c’est … ?
Machins choses - Serge Gainsbourg

A vous !

Decroly

Douleur

"Si nous devions nous imaginer suspendus dans l’espace intemporel, au-dessus d’un abîme d’où monteraient jusqu’à nos oreilles les sons de la terre qui tourne, nous n’entendrions qu’un rugissement primitif de douleur poussé d’une seule voix par l’humanité souffrante."

L. Daetigus


... une bien jolie maxime pour exprimer ma douleur, vive et lancinante, au petit doigt de pied gauche, qui s'est bêtement flanqué le coin de la douche - vous savez, ce fameux coin que tout pied ignore, bien dur, en dales, ce coin qui à lui seul constitue une menace pour tous les petits orteils du monde -.

Par chance j'étais seule au moment du terrible choc, j'ai pu jurer, râler à ma guise, sautiller sur un pied tout en maudissant ce foutu coin de douche et gueuler après le chat, impassible, qui me regardait avec ses grands yeux ronds.

J+2. La douleur persiste. Pas un bleu à l'horizon, et je dois marcher avec les pieds en canard, sans quoi douleur et jurons font à nouveau leur apparition...

[edit 14h27 : finalement bleu il y a, mais violet.]

[edit 22h15 : bonne nouvelle : c'est un hématome !]

Qui êtes-vous ?

1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 27 et écrivez la 5ème ligne :
2) Quel est votre plat préféré ?
3) Quel film regarderiez-vous encore et encore ?
4) Où aimeriez-vous être, à ce moment précis ?
5) Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ?
6) Quel est l’objet le plus insolite qui se trouve sur votre bureau ?
7) Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu’avez-vous fait ?
8) Avez-vous rêvé cette nuit ?
9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?
10) Qu’y a t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
11) Si vous deveniez multimillionnaire, quelle serait la première chose que vous achèteriez ?
12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
13) Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?
14) Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore :
15) Que pensez-vous du temps qui passe ?
16) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était une fille ?
17) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était un garçon ?
18) Avez-vous des tics ? Si oui, lesquels ?
19) Quelle chanson vous trotte dans la tête en ce moment ?
20) Vous êtes plutôt couche tard ou lève tôt ?
21) Aimez-vous danser ?
22) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
23) Petit, comment vous imaginiez-vous Grand ?
24) Une réflexion sur le XXIème siècle ?
25) Quelle est selon vous votre principale qualité ?
26) Avez-vous déjà rêvé que vous voliez dans les airs ?

Rien(s) du tout

Il y a des jours comme ça où je repousse le réveil de 15 minutes. Même pas le temps de finir mon rêve. Si seulement les grasses matinées du week-end me permettaient de terminer les rêves inachevés de la semaine ! Il y a des jours comme ça où le paquet de céréales est plein mais il n'y a plus de lait dans le frigo. Et quand je me rabats sur les biscottes je me rends compte que j'ai oublié d'acheter du beurre. Il y a des jours comme ça où les passants me demandent leur chemin et je suis incapable de répondre, alors que je vis ici depuis plus de vingt ans. Il y a des jours comme ça où j'attends le lendemain avec impatience. Le fil de la vie se déploie. Et puis il y a des jours où j'ai envie d'écrire alors que je n'ai rien à dire. Alors je laisse filer les mots sous le sable, ici, là, ailleurs, nulle-part.