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Adèle

Le temps d’une avalanche, son esprit engourdi digère le symptôme de sa folie. Elle déblatère des mayonnaises sordides, le doigt posé sur sa tempe, à l’affut du moindre éclat. A la fenêtre tourbillonnent les sermons hypocrites, cognant au hasard les parois de la vitre comme la foudre vrombit dans les poussières d’ombre. Elle s’ensommeille, errant en des monts de paroxysmes et de métaphores, écartant de ses paupières opalines la clarté du réel. Les racines séculaires se nouent, étouffent ses sursauts empiriques, puis s’enroulent dans une vague lunaire qui disparaît dans un point de fuite que rien n’arrête. Adèle, merveilleuse infante des limbes obscures, orne de son souffle glacé la puissance de l’éphémère.

Ecriture automatique

Arrachés les acres des études enfantines, il espère décrocher la plume pour un avenir brouillon, vandalisme lunaire destiné à accroître le rendement du fils. Ses arcades sourcillent dans la pénombre austère comme un fil de plomb pendu à mes lèvres, il voudrait croire en elles, sans ailes, sans œufs, mais la nuisance perdure, indélébile. Le chat mandibule devant ses oies trop sages, lames acérées prêtes à dévider leur drogue. Il taillade sa route avec aisance, sûr de pleuvoir en son crâne suffisamment de turpitude, illusion funeste du maître haut voltigeur.