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Adieu Guillaume...

Je reste sans voix,
à écouter se mêler celles de Juliette et de Guillaume Depardieu
dans "Une lettre oubliée"...



L'inventaire fantôme

A la lecture du dernier texte de Naturella, j'ai immédiatement pensé à ce très beau film d'animation de Franck Dion : L'inventaire Fantôme.
Le voici dans son intégralité, n'oubliez pas cependant que ce court métrage est disponible en DVD (il faut bien que les réalisateurs gagnent leur croûte !)


Tango


Tango de Zbigniew Rybczynski

Minnie the moocher

Nous en parlions hier, voici le splendide épisode de Betty Boop dans lequel nous retrouvons le jazz langoureux du grand Cab Calloway, qui réapparaît plus tard sous la forme d'un morse dont la danse anthropomorphe est époustouflante, notamment grâce au procédé du rotoscope (créé par Max Fleisher), qui permet d'animer avec fluidité des dessins retranscrivant sur cellulos une action préalablement filmée avec des acteurs.

Foutaises

Je viens de me procurer le double DVD des 25 ans de courts-métrages du Festival de Clermont-Ferrand, un superbe patchwork de courts passionnants et inventifs, parmi lesquels j'ai retrouvé L’île aux fleurs de Jorge Furtado (court-métrage documentaire et pamphlet brésilien dénonçant avec humour - grinçant - le manque d'humanité de l'économie de marché), Le p’tit bal de Philippe Découflé (qu'on voit souvent en ce moment à la tévé : sur une chanson interprétée par Bourvil, un couple communique toute l’émotion de son amour dans un langage dérivé de la langue des signes), Copy Shop de Virgil Widrich (histoire d’un homme qui se duplique à l’infini, court muet en noir et blanc, époustouflant !), et enfin Foutaises de Jean-Pierre Jeunet, que j'avais déjà aperçu à la tévé, sans doute sur Arte. Excellent DVD, excellent choix de courts.
Foutaises trace le portrait d'un homme à travers la descritption de ses goûts ("j'aime") et de ses dégoûts ("j'aime pas") - procédé que nous retrouverons plus tard dans Amélie Poulain. Souvenirs d'enfance et impressions saisies dans les replis de la vie quotidienne se succèdent sous la forme de vignettes mêlant poésie et nostalgie. Le rythme, soutenu, nous emmène dans la spirale d'un psychisme suffisamment névrosé (c'est-à-dire fait d'angoisses, de désirs, de pulsions, et de culpabilité). L'identification au personnage s'en trouve facilitée.
Dominique Pinon, quant à lui, est splendide, d'ailleurs plus je le vois plus je prends conscience de son immense talent... Bref, tout ça pour dire que ce court-métrage est d'enfer, et que ce double DVD vaut largement le détour.

"Quand j'étais gosse j'aimais l'odeur du pain grillé le matin, du plastique à r'couvrir les livres à la rentrée, et puis le p'tits pots de colle blanche... à l'école... J'aimais prendre les escalators dans le mauvais sens, dérouler la toile cirée, et fouler la neige immaculée... Mais j'aimais pas... et j'aime toujours pas : les cadavres des sapins de Noël sur les trottoirs en janvier."