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Keywords analysis # 3

.
je voudrais être un arbre ou un chagrin d'amour,

un ventre troubadour

sur le sable nu.

la brume du matin dessine

un cerisier fantôme

plongeant sa solitude dans une terre

obscure.


j’embrasse mon amie oubliée,

douce hirondelle voyageant dans un rai de lumière,

et nous déambulons au fil des orages

là où vont nos prières

et nos fragiles regards.


Antigone aux yeux funambules,

je paresse dans l’instant

maternel,

fécondant chaque jour

le sable sacré de mon histoire.


[Texte mêlant les mots clés repérés par les moteurs de recherche pour arriver sur mon blog - voir texte 1 et 2]

Ecriture automatique

Arrachés les acres des études enfantines, il espère décrocher la plume pour un avenir brouillon, vandalisme lunaire destiné à accroître le rendement du fils. Ses arcades sourcillent dans la pénombre austère comme un fil de plomb pendu à mes lèvres, il voudrait croire en elles, sans ailes, sans œufs, mais la nuisance perdure, indélébile. Le chat mandibule devant ses oies trop sages, lames acérées prêtes à dévider leur drogue. Il taillade sa route avec aisance, sûr de pleuvoir en son crâne suffisamment de turpitude, illusion funeste du maître haut voltigeur.

Keywords analysis # 2

Suite à ce premier article mêlant en un texte les mots clés repérés par les moteurs de recherche pour arriver sur mon blog, voici un deuxième melting pot :

L'orage va gronder, promets moi de signer pour cent ans. Les ennemis de Pernaut, gracieux, font un rêve où des enfants glissent comme des fantômes dans le frigo dans l'antiquité. Le temps des noyaux a perdu la main. Arthur, embrasse-moi, baise-moi, serre-moi ! Viens chez moi .... on se mettra sous les draps pour regarder la pluie
Entre ma femme et moi pas d'équivalent… ça ne fait rien viens donne moi la main !
Zoé, la femme nue aux petits seins (démarche féline du chat), pied dans le sable mouillé, pleure quand il pleut. Ses cheveux abîmés par le vent fourmillent dans les étoiles, et sa culotte transparente dessine un cœur, c’est la solitude de l’ange.
Voila combien de nuit que les deux fillettes enfouies sous une pierre vivent leur secret ? Y a-t- il de l’eau sous le cerisier turquoise ? Les enfants voyagent sur un fil, leurs paroles me frôlent de leurs regards penchés sous les tambours du mektoub.
Chantons tous mazaltov ! Les empreintes merveilleuses de nos pas prient la naissance d’Ulysse ! La fouine et le chat promettent un beau voyage…

Comme ça...

J'ai fui le balbutiement des sirènes pour me plonger dans ton silence.

Paroles...

...de nos aïeux.

- Je veux aller au soleil et mourir.
- Je suis une poussière dans l'air.
- Cette nuit j'ai rêvé de mon sac !
- Ah celle-là, elle débloque complètement !
- De visage et de partout, vous êtes sentimentale !
- J'suis bien avec vous ! Je vois pas le temps passer.
- Je viens vous chercher pour vous emmener.
- Je vais bientôt partir, sur l'Île des Tartares, loin de ce monde. Je pense à vous tous les jours, je ne vous oublierai pas. Je vous garde avec moi.
- Je suis une bonne comédienne ! Dites à la patronne qu'elle m'appelle si elle a besoin d'acteurs.
- Vous êtes potelée, comme disait ma mère !
- Vous êtes mon sauveur.
- Je crois que ma tête va exploser.
- Viens, que je t'étrangle !
- Qu'est-ce-que je ferais sans vous ?
- Je suis une brebis égarée.
- Ma pauvre, tu enterres la beauté !
- Je ne sais pas quoi faire de moi.
- Je ne suis rien. Je me sens bête et moche.
- Mon cerveau ne s'arrête jamais, c'est comme une machine, mais détraquée.
- Je ne sais même plus de quoi j'ai envie.
- Mon avenir, il est derrière moi.
- Tirez-moi une balle dans la tête, je veux mourir !
- Aujourd'hui c'est le jour de mon enterrement.
- J'attends la faucheuse, qu'elle me coupe en petits morceaux.
- Je lis la messe toute la journée, et quand j'ai terminé je recommence.
- Je ne suis pas abandonnée.
- Allez vous-en avant que je ne me disperse !
- J'ai rêvé que j'allais conquérir le monde.
- Aujourd'hui tu as gagné ton paradis.
- Je suis plus près du tombeau que du berceau.
- Maman, maman... Je veux la voir avant de mourir.
- Tout est moche, c'est pour ça que je suis moche.
- Si vous saviez comme je suis défaite !
- Je suis toute embarbouillée.
- Dieu c'est mon mari, c'est mon amant, c'est mon père !
- Ma tête est difficile. Elle sature...
- Je suis une morte-vivante.
- Je suis dans un film noir.
- Je suis enceinte de mon père.
- Je vous embrasse parce que je vous aime. Je déteste me séparer de vous.
- Faut que j'aille chez moi, mais j'sais plus où j'l'ai mis.
- Personne ne pense à moi, alors je ne pense plus à rien.
- Je rejette les souvenirs pour en vivre d'autres.
- Je projette des larmes rien que d'y penser.
- Combien y a-t-il de chevaux en piste ?
- Je cherche à ranger les soucis, mais je ne trouve pas.
- On va rester amis toute la vie !
- J'ai l'accent de midi moins le quart.
- La vie c'est une tartine de merde, et on en bouffe un bout tous les matins.
- On rajeunit pas quand on vieillit.
- Les religions, c'est l'espoir.
- Le soleil m'égaye même en hiver.
- Tout ça c'est beau, mais ça vaut pas l'amour, comme disait l'autre.

Alexandrin greffé

Définition :
“ Sur le vide papier sont les chants les plus beaux ” Mallurset.
Ce vers a été obtenu en greffant un hémistiche emprunté à un alexandrin de Mallarmé sur un hémistiche emprunté à un alexandrin de Musset, d’où le nom de Mallurset, affecté à son auteur supposé. Le procédé de la greffe permet de composer à foison des alexandrins parfaitement originaux et parfaitement classiques.

Exemple :
Greffe du sonnet de Pierre de Ronsard "Maîtresse, embrasse-moi, baise-moi, serre-moi" (Sonnets pour Hélène) sur celui de Charles Baudelaire "Remords posthume" (Les fleurs du mal), et vice versa (sinon c'est pas drôle !).

"Remords, baise-moi, serre-moi" - Bausard

Lorsque tu dormiras, baise-moi, serre-moi,
Au fond d'un monument échauffe-moi la vie,
Et lorsque tu n'auras donne-moi je te prie,
Qu'un caveau pluvieux, amour n'a point de loi.

Quand la pierre, opprimant belle bouche pourquoi
Et tes flancs qu'assouplit quand tu seras blêmie,
Empêchera ton cœur ou la femme ou l'amie,
Et tes pieds de courir ni rien semblable à toi ?

Le tombeau, confident de tes lèvres de roses,
(Car le tombeau toujours à lèvres demi-closes
Durant ces grandes nuits mourant entre mes bras

Te dira : « Que vous sert, puis, toi ressuscitée,
De n'avoir pas connu allons ainsi là-bas,
─ Et le ver rongera vaut mieux que la nuitée.

"Maîtresse, embrasse-moi, posthume", Rondelaire

Maîtresse, embrasse-moi, ma belle ténébreuse,
Haleine contre haleine, construit en marbre noir,
Mille et mille baisers pour alcôve et manoir
Amour veut tout sans nombre, et qu'une fosse creuse ;

Baise et rebaise-moi ; ta poitrine peureuse
Te gardes-tu là-bas, un charmant nonchaloir,
A baiser (de Pluton de battre et de vouloir,
N'ayant plus ni couleur, leur course aventureuse,

En vivant presse-moi de mon rêve infini,
Bégaie, en me baisant, comprendra le poète,
Mille mots tronçonnés d'où le somme est banni,

Je mourrai dans les tiens, courtisane imparfaite,
Je ressusciterai ce que pleurent les morts
Le jour, tant soit-il court, ta peau comme un remords.

Acrostiche universel

Définition :
A partir d’un nom ou d’un mot donné, l’acrostiche est un poème qui compte autant de vers que ce mot compte de lettres, et dont le premier vers commence par la première lettre du mot, le deuxième par la deuxième, et ainsi de suite.Les variations classiques et oulipiennes sur l’acrostiche sont abondantes et toutes estimables : initial, final, interne, multiples, en croix, en large et en travers.Avec seulement vingt-six vers dont les initiales épuisent l’ordre alphabétique, l’acrostiche universel permet d’en composer pour toutes les occasions imaginables.

Exemple :
Avec tout son amour
Bercé d'éternité
Cette étoile d'un jour
De joie et de gaieté
Eblouissait toujours.
Femme-enfant amusée
Grandissait en un tour
Hier étant passé
Irradiant les cœurs lourds.
Je marchais tête baissée,
Klimt était de retour,
Le soleil de l'été,
Merveilleux troubadour,
Nous donnait sa bonté,
Ornait avec humour,
Parlait de la beauté
Qui règnait alentour.
Rayonnante dulcinée,
Salomé sans détours
Tardant à se donner,
Un regard de vautour,
Vigoureuse volupté...
Wagner et son tambour
Xylophage et ruiné
Y trônait, tout autour
Zinzinnant tel tsé-tsé

Ce qui peut également donner :

Femme-enfant amusée
Rayonnante dulcinée
Eblouissait toujours
De joie et de gaieté
Ornait avec humour
Un regard de vautour

Cette étoile d'un jour
Hier étant passé
Eblouissait toujours
Rayonnante dulcinée
Irradiant les cœurs lourds

Tardant à se donner
Un regard de vautour

Eblouissait toujours
Salomé sans détours

Cette étoile d'un jour
Eblouissait toujours
Le soleil de l'été
Un regard de vautour
Irradiant les cœurs lourds

Qui règnait alentour
Un regard de vautour
Irradiant les cœurs lourds

Irradiant les cœurs lourds.
Le soleil de l'été
Le soleil de l'été
Un regard de vautour
Merveilleux troubadour
Irradiant les cœurs lourds
Nous donnait sa bonté
Eblouissait toujours

Merveilleux troubadour
Avec tout son amour

Vigoureuse volupté
Irradiant les cœurs lourds
Eblouissait toujours

A vous.

Acronyme

Définition :
Groupe d’initiales abréviatives.

Exemple :
Bicéphal : Biennale de la Céramique Phallique.

A vous.

Allez plus loin que vos rêves

J'ai retrouvé ce poème, écrit il y a dix-sept ans. Le dimanche, nous nous installions ma mère et moi dans son bureau, et nous découpions des bouts de phrases dans les journaux, des mots, des lettres, des photos... éparpillés un peu partout sur la belle moquette rouge - les chats roupillaient sur les piles de papiers déchirés, et nous passions des heures à réinventer les mots, à inventer un autre monde...

Allez plus loin que vos rêves
Pour l’avenir du poulet.
Plus près de toi
Un tout petit bruit très délicat
Marchait sur les draps
Fallait-il ouvrir les réalités ?
Surtout ne pas bouger
Surgir à la peur,
Retenir le ventre,
Oublier d’être vivant

26/11/1989

Abécédaire

La vie vous semble sereine, elle coule de source et vous vous la coulez douce ? Qu'à cela ne tienne ! Une lichette de contrainte vous ferait le plus grand bien. C'est ici que ça se passe. A chaque jour sa contrainte. Oulipo is back.

Abécédaire
Définition :
Texte où les initiales des mots successifs suivent l’ordre alphabétique.

Exemple :
A
dieu braves compagnons ! Déméter est faible, Gaïa hurle, implorant Junon ! Kabbale légendaire, miséricorde ou Nirvana perdu ? Quiconque rase sa Terre ultime vieillit wagnérien xénophobe, yakusa zoomorphe.

A vous.

Keywords analysis

Sous le sable, le ventre est encore fécond d'où a surgi la bête
Les yeux dans l'eau, ma petite culotte mélodie du corps et de l'âme
Symbole rêve musulman imagine fleur
Hématome sur doigt de pied
Cioran douleur.
Seul sous le sable les yeux dans l'eau
Magritte quilles sur fond bleu
Horizon de sable.

[texte mêlant les mots clés des moteurs de recherche pointant sur mon blog - à compléter]

Comme ça...

Humanité ?

Métro. Criterium. Agenda. Griffonner les pensées avant qu'elles ne s'évaporent :

"Un cadre, étriqué, où les petits marchands de domaines évident les fleurs".