Humanité ?

Métro. Criterium. Agenda. Griffonner les pensées avant qu'elles ne s'évaporent :

"Un cadre, étriqué, où les petits marchands de domaines évident les fleurs".

Horizon(s)

Tant de mots, tant d'émotions et de rêves qui se muent en un réel désir enfin accessible, ouvert à l'horizon des possibles. Enfant j'avais deviné, je savais que mes 26 ans seraient l'âge de l'épanouissement, de l'accomplissement.
Hier nous avons fait du rêve un projet, une colonne + bien remplie, une colonne - assez maigre, l'évidence était là, devant nous, sur ce set de table en papier Hippopotamus qui nous souhaitait une heureuse année 2007 !
...
Un bébé
...
Une nouvelle vie qui commence
...
Et un amour plus fort que jamais.

Douleur

"Si nous devions nous imaginer suspendus dans l’espace intemporel, au-dessus d’un abîme d’où monteraient jusqu’à nos oreilles les sons de la terre qui tourne, nous n’entendrions qu’un rugissement primitif de douleur poussé d’une seule voix par l’humanité souffrante."

L. Daetigus


... une bien jolie maxime pour exprimer ma douleur, vive et lancinante, au petit doigt de pied gauche, qui s'est bêtement flanqué le coin de la douche - vous savez, ce fameux coin que tout pied ignore, bien dur, en dales, ce coin qui à lui seul constitue une menace pour tous les petits orteils du monde -.

Par chance j'étais seule au moment du terrible choc, j'ai pu jurer, râler à ma guise, sautiller sur un pied tout en maudissant ce foutu coin de douche et gueuler après le chat, impassible, qui me regardait avec ses grands yeux ronds.

J+2. La douleur persiste. Pas un bleu à l'horizon, et je dois marcher avec les pieds en canard, sans quoi douleur et jurons font à nouveau leur apparition...

[edit 14h27 : finalement bleu il y a, mais violet.]

[edit 22h15 : bonne nouvelle : c'est un hématome !]

Sans blague

Entendu ce midi dans la rue, une bonnefemme qui parlait fort au téléphone :

"Ce soir, je fais une soirée fromage"

...

Si si, ça existe ! La preuve :

Bulle

Dire qu'on est tous passés par là... Enveloppés dans une bulle, souple et chaude, comme quand on s'emmitoufle dans une couette, ou qu'on immerge tout son corps dans l'eau du bain - je restais des heures comme ça quand j'étais petite, en apné ; rien ne pouvait m'arriver, ma peau se fripait et accumulait la chaleur de l'eau parfumée à l'Obao bleu, et je restais là, protégée du monde, de l'air et du froid, exilée volontaire du Réel -. Enveloppés dans une bulle. Dire que l'être humain est incapable de se souvenir de ces moments là, si précieux, si purs - à part mon oncle, qui est bien le seul à se souvenir d'une douce quiétude (mais aussi de son pénible "passage" dans le monde des bipèdes aux poumons développés et à la langue pendue.) Curieusement terme passage évoque aussi la transition entre la vie et la mort, comme quoi tout est lié, et comme je disais à Fargo, le Temps c'est la création, l'évolution, la déchéance et la mort. Tout est étroitement intriqué... et je m'aperçois qu'à nouveau je dévie vers cette chère et morbide thématique, alors que pour une fois je comptais amener un peu de fraîcheur sur ce blog...