L'enfer
Il finit par me lancer :
- Vous connaissez L'Enfer, de Dante ? Eh bien voilà, dans mon esprit, comme aux portes de l'enfer il devrait être inscrit aux portes de la résidence :
"Toi qui entre ici, abandonne toute espérance"
"Toi qui entre ici, abandonne toute espérance"
Je cherchais ce texte, écrit il y a quatre ou cinq ans, je ne sais plus. L'ai retrouvé...
Extirper la carotide par les dents fuselées de hargneMarche belliciste poings tendusDans la terre souillée de râles et de spasmesSanguinolentsLes hordes insouciantesQui rampent sur des coquilles casséesHennissent leur troisième rhapsodie.
Danse, Salomé !Les ossuaires te portent aux nuesLes larmes caustiques sur ton frontNe creuseront pas ta pénitence.Sa tête est là, érigée sur un piédestalLézardé de rognuresElle suinte.Prends-là.
Laisse les agonies aux creux de ta mainSe disperser.Beuglement des charognesA six kilomètres au nordLes ombres arachnidesArrachent leurs cœurs de sableAu gré du firmament.
.
je voudrais être un arbre ou un chagrin d'amour,
un ventre troubadour
sur le sable nu.
la brume du matin dessine
un cerisier fantôme
plongeant sa solitude dans une terre
obscure.
j’embrasse mon amie oubliée,
douce hirondelle voyageant dans un rai de lumière,
et nous déambulons au fil des orages
là où vont nos prières
et nos fragiles regards.
Antigone aux yeux funambules,
je paresse dans l’instant
maternel,
fécondant chaque jour
le sable sacré de mon histoire.
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