Un blanc lumineux, un bleu orage, du vieux rose un peu prune, un jaune tendre... La joie retient son souffle dans cette chambre vide qui n'attend que toi, petite /
La maison toute entière, les chats, les pierres, les arbres et le ciel de Mandres-les-Roses, n'attendent que ton sourire /
Tu es là, lovée pour quelques mois
en moi
qui te love déjà /
et nos regards posés sur la peau tendue
de mon ventre dodu
te caressent de tout notre amour /
Jour de pluie
Après une longue et éprouvante traversée du désert,
désillusionnée par une oasis aussi belle qu'inaccessible,
je quitte le sable pour retrouver
ma terre.
Keywords analysis # 3
.
je voudrais être un arbre ou un chagrin d'amour,
un ventre troubadour
sur le sable nu.
la brume du matin dessine
un cerisier fantôme
plongeant sa solitude dans une terre
obscure.
j’embrasse mon amie oubliée,
douce hirondelle voyageant dans un rai de lumière,
et nous déambulons au fil des orages
là où vont nos prières
et nos fragiles regards.
Antigone aux yeux funambules,
je paresse dans l’instant
maternel,
fécondant chaque jour
le sable sacré de mon histoire.
[Texte mêlant les mots clés repérés par les moteurs de recherche pour arriver sur mon blog - voir texte 1 et 2]
Tout est là
La crainte de n'écrire que des agrégats de mots insipides freine mon élan. Pourtant, j'ai mille trésors dans ma vieille boîte à crayons rouillée.
Je pourrais vous raconter l'émouvante découverte de cette belle maison charentaise qui fut "mienne", durant quelques étés de mon enfance, où je lisais et relisais de vieux albums empoussiérés d'Arthur le fantôme et Pif le chien, où le petit déjeuner de lait au chocolat pris dans le jardin constituait un rituel annonçant chaque matin une belle journée de vacances, de baignades à la plage, de tours de bicyclette dans la longue allée de graviers, et d'interminables recherches des plus jolis coquillages sur le sable avec Papa.
J'entre... Mes yeux contemplent un spectacle fabuleux et inespéré... La maison toute entière, ses pierres, ses meubles, ses vastes bibliothèques perchées sur la mezzanine, ses pièces intactes, ornées de toiles arachnides et de poussière d'antan, n'ont pas bougé !
Je redécouvre le rocking chair noir sur lequel Papa se balançait le soir, tandis que je me blotissais dans ses bras, le long canapé orange qui accueillait Maman et ses belles lectures, la cible jaune et noire, plantée de fléchettes, accompagnée, tout autour, d'une multitude de trous minuscules dans le mur, le parfum de la pierre, de l'humidité de la campagne et du bois des vieilles charpentes... Tout est là, bien vivant, attisant mes sens et donnant vie à de lointaines images que je ne pensais retrouver que dans de vieux albums photos...
Tout est là, comme si les draps blancs dont nous recouvrions les meubles avant chaque départ, les avaient préservés du temps.
Théâtre de merveilleux épisodes de mon enfance, cette maison, dont la porte était ouverte cet après-midi estival où je m'aventurais dans la région, m'a envoûtée de ses délicieuses ondes atemporelles, m'a attirée vers elle, pour me dire que le temps n'efface pas tout, non, qu'il n'emporte pas avec lui le rire des enfants.
Il est des lieux emplis de grâce, qui respirent les souvenirs, et les conservent intacts, qui les protègent, de leur voile de poussière, et les font vivre pour des générations d'enfants. Il est des lieux précieux qu'on imagine être vestiges, ruines, champs de bataille, et pourtant... Tout est là, rien n'a bougé en vingt deux ans.
Vingt deux ans ! Et bien plus encore, que dis-je ! L'imposante armoire bretonne regorge toujours de jeux, disques vinyles et autres babioles datant des années soixante dix... Le sablier s'est arrêté !
J'ai souvent pensé que j'étais toujours la petite fille que j'ai été, et que le monde autour de moi se muait sans cesse, se transformait au gré des modes, avancées et progrès de l'humanité, que les lieux de mon enfance, tels que je les avais connus, avaient tous définitivement disparus.
Il n'en est rien.
Cette belle Charentaise, digne vieille dame au parfum d'éternel, demeure, malgré tout, éblouissant mon âme et, plus que mes yeux d'enfant, mes yeux d'épouse, de mère et de femme...
Je ne la reverrai sans doute plus jamais, cela va de soi. Mais je porte désormais en moi sa beauté, sa bonté, sa constance.
Et je la porterai en moi, jusqu'au bout de ma vie.
Je pourrais vous raconter tout cela, et bien d'autre chose encore, mais ce sera pour une autre fois...
Je pourrais vous raconter l'émouvante découverte de cette belle maison charentaise qui fut "mienne", durant quelques étés de mon enfance, où je lisais et relisais de vieux albums empoussiérés d'Arthur le fantôme et Pif le chien, où le petit déjeuner de lait au chocolat pris dans le jardin constituait un rituel annonçant chaque matin une belle journée de vacances, de baignades à la plage, de tours de bicyclette dans la longue allée de graviers, et d'interminables recherches des plus jolis coquillages sur le sable avec Papa.
J'entre... Mes yeux contemplent un spectacle fabuleux et inespéré... La maison toute entière, ses pierres, ses meubles, ses vastes bibliothèques perchées sur la mezzanine, ses pièces intactes, ornées de toiles arachnides et de poussière d'antan, n'ont pas bougé !
Je redécouvre le rocking chair noir sur lequel Papa se balançait le soir, tandis que je me blotissais dans ses bras, le long canapé orange qui accueillait Maman et ses belles lectures, la cible jaune et noire, plantée de fléchettes, accompagnée, tout autour, d'une multitude de trous minuscules dans le mur, le parfum de la pierre, de l'humidité de la campagne et du bois des vieilles charpentes... Tout est là, bien vivant, attisant mes sens et donnant vie à de lointaines images que je ne pensais retrouver que dans de vieux albums photos...
Tout est là, comme si les draps blancs dont nous recouvrions les meubles avant chaque départ, les avaient préservés du temps.
Théâtre de merveilleux épisodes de mon enfance, cette maison, dont la porte était ouverte cet après-midi estival où je m'aventurais dans la région, m'a envoûtée de ses délicieuses ondes atemporelles, m'a attirée vers elle, pour me dire que le temps n'efface pas tout, non, qu'il n'emporte pas avec lui le rire des enfants.
Il est des lieux emplis de grâce, qui respirent les souvenirs, et les conservent intacts, qui les protègent, de leur voile de poussière, et les font vivre pour des générations d'enfants. Il est des lieux précieux qu'on imagine être vestiges, ruines, champs de bataille, et pourtant... Tout est là, rien n'a bougé en vingt deux ans.
Vingt deux ans ! Et bien plus encore, que dis-je ! L'imposante armoire bretonne regorge toujours de jeux, disques vinyles et autres babioles datant des années soixante dix... Le sablier s'est arrêté !
J'ai souvent pensé que j'étais toujours la petite fille que j'ai été, et que le monde autour de moi se muait sans cesse, se transformait au gré des modes, avancées et progrès de l'humanité, que les lieux de mon enfance, tels que je les avais connus, avaient tous définitivement disparus.
Il n'en est rien.
Cette belle Charentaise, digne vieille dame au parfum d'éternel, demeure, malgré tout, éblouissant mon âme et, plus que mes yeux d'enfant, mes yeux d'épouse, de mère et de femme...
Je ne la reverrai sans doute plus jamais, cela va de soi. Mais je porte désormais en moi sa beauté, sa bonté, sa constance.
Et je la porterai en moi, jusqu'au bout de ma vie.
Je pourrais vous raconter tout cela, et bien d'autre chose encore, mais ce sera pour une autre fois...
Vertige de l'amour
J'avais commencé à écrire un texte sur mes pieds, et puis, j'ai découvert une terre sauvage..
Une terre sauvage peuplée d'âmes ancestrales, qui hantent l'île de leur souffle humide et iodé, se figeant parfois en imposants menhirs.
De vastes landes de bruyères et d'ajoncs habillent les vallons, et, lorsque nous sillonnons le pays, il nous semble que les paysages écartent leur rideau verdoyant pour nous laisser admirer l'océan.
Bercés par la beauté des lieux, nous échouons à Port-Coton.
Les flots se sont parés de leur robe argentée, tandis que le ciel s'est orné d'un doux voile gris clair.
Une terre sauvage peuplée d'âmes ancestrales, qui hantent l'île de leur souffle humide et iodé, se figeant parfois en imposants menhirs.
De vastes landes de bruyères et d'ajoncs habillent les vallons, et, lorsque nous sillonnons le pays, il nous semble que les paysages écartent leur rideau verdoyant pour nous laisser admirer l'océan.
Bercés par la beauté des lieux, nous échouons à Port-Coton.
Les flots se sont parés de leur robe argentée, tandis que le ciel s'est orné d'un doux voile gris clair.
Nous approchons lentement, découvrant progressivement la mise en perspective vertigineuse des falaises qui révèlent, au beau milieu des flots, le fabuleux spectacle des rochers noirs, sculptés par la force du vent et des assauts incessants des vagues.
A mesure que je foule la terre, je vois s'élargir le vide devant moi, un espace vierge affolant, follement attirant qui déploie une splendeur diabolique. La beauté saisit l'être et s'empare de l'âme du promeneur, le poussant à des désirs funestes de communion. C'est une beauté mordante, faite de vide et de pierre brute, de vent et d'océan, de terre et d'horizon, qui nourrit une violente sensation d'absolu.
Je suis à quelques mètres de la falaise, et je voudrais embrasser les éléments, plonger dans le paysage tout entier, me lancer à corps perdu dans la tourmente des vagues, dans le romantisme des roches noires, sentir l'air, sa fraîcheur printanière, approcher la liberté des mouettes et de leur élégante voltige...
C'est bien parce que j'aime la vie, que je suis saisie par cette enivrante sensation mêlée de sentiments, le vertige de l'amour.
Je recule de trois pas, et salue l'immensité, l'intense beauté d'une nature qui se donne à nous, toute entière...A mesure que je foule la terre, je vois s'élargir le vide devant moi, un espace vierge affolant, follement attirant qui déploie une splendeur diabolique. La beauté saisit l'être et s'empare de l'âme du promeneur, le poussant à des désirs funestes de communion. C'est une beauté mordante, faite de vide et de pierre brute, de vent et d'océan, de terre et d'horizon, qui nourrit une violente sensation d'absolu.
Je suis à quelques mètres de la falaise, et je voudrais embrasser les éléments, plonger dans le paysage tout entier, me lancer à corps perdu dans la tourmente des vagues, dans le romantisme des roches noires, sentir l'air, sa fraîcheur printanière, approcher la liberté des mouettes et de leur élégante voltige...
C'est bien parce que j'aime la vie, que je suis saisie par cette enivrante sensation mêlée de sentiments, le vertige de l'amour.

"C'est sinistre, diabolique, mais superbe et je ne crois pas retrouver pareille chose ailleurs"
(Claude Monet)
(Claude Monet)