Attente...



Nouvelle vague d'impatience, je n'en peux plus d'attendre. Ce dernier mois est interminable, le temps s'amuse à ralentir sa course - un sablier dans lequel tombent le plus lentement du monde chaque petit grain de sable, au ralenti - et moi qui reste plantée là toute la nuit, Morphée mon meilleur ennemi ! Un peu de sommeil par ci, un peu d'errance par là, des pensées en pagaille, des rêves emmêlés, des envies de tout ranger, de tout astiquer, le chat du haut de la bibliothèque observe le curieux spectacle de nos deux impatiences - je voudrais le serrer contre moi, mon fils, mon Ulysse, lui dire combien nous l'aimons... Encore combien à attendre, nul ne le sait, pour le moment la vie à deux, dans quelques jours le grand chambardement, ... soyons désinvoltes, n'ayons l'air de rien...