Le berceau de la vie

Comme une branche pliée par le poids du temps, je me courbe le soir venu, puis m'étends, lasse de ma journée. La nuit déroule son fil, délicatement, jusqu'au petit jour. Trois, quatre heures du matin. Je me tourne, cherche le sommeil, en vain. Mue par une force silencieuse, je peine à rester dans les bras de Morphée. Mon corps tout entier, et mon esprit, même, semblent m'annoncer leur fastidieux labeur. Une petite créature se développe de quelques centièmes de millimètres chaque jour, chaque nuit. Vaste révolution. Miracle de la vie !