La vie devant soi

A courir après son enfance on n'avance plus guère ; comme dans les rêves on l'on voudrait courir à grandes foulées mais le corps est trop lourd, plombé, enraciné dans notre histoire et nos angoisses. Je préfère voler librement au dessus des paysages de mon enfance, naviguer à ma guise, sans jamais toucher terre. Le réveil est plus doux, et l'âme plus légère.