Babylone

Percée onirique piquée au vif de mes mains encore hésitantes
l'horloge mécanique frappe
la tempe écaillée
fêlure damnée pour que la poudre bleue s'évapore dans les
eaux de l'Euphrate
Elle qui passe son temps
à se cogner le crâne contre les éclaboussures
marécageuses
la main sur la bouche
parce que la signalétique de l'épingle plisse les yeux
moue stridente
fracas frontal je mise sur le 5,
cinquième lobe temporal accroché au
fil de la turpitude
contemplation massive à quelques millimètres de
l'incertitude
elle crie dans l'éphémère
se désarticule pupilles dilatées,
enroulée sur sa peine à la porte d'Ishtar.