Hic Rhodus, hic salta !

Et nous resterons quelques " abstraits "
Comme les oiseaux de nuit de préférence
Comme les oiseaux du malheur...

Epuisée. Dernière épreuve dans quelques heures, ananas dépiauté découpé en petits dés rapidement engloutis. Relire sans cesse, reprendre son souffle, ramasser son esprit ankylosé, caresser les moustaches du chat et de l'homme, rêver de s'endormir dans les feuilles, rêver de mots aériens, dénués de sens, virevoltants. Fermer les yeux un instant et apercevoir les mains de Morphée qui se tendent vers moi et attisent l'évanouissement onirique tant désiré. Résister. Inlassablement. Procrastiner mon sommeil, Mon doux Morphée, te suis infidèle, Dame Nuit Blanche sur moi veille... Ouvrir les réalités, inlassablement, se faire violence, dernier rempart, premier impact et ces mots qui se balancent, intacts. L'archange de la lune veille. Rêver d'un temps funambule, s'accrocher au fil de l'envie. Vaciller en silence. Petite plume de désespoir chancelant au gré des mirages, flamboyants. Suspendue à sa propre image, elle danse au dessus des nues, se prélasse du non-advenu. Anachronisme délétère, promiscuité accrue, elle s'enlise dans des promesses lilliputiennes, son pied qui glisse dans les limbes spacieuses semble ne plus lui souffrir. Engoncée dans des myriades fantastiques, elle se mutine enfin au risque de s'y plaire, brandit son regard espiègle sur le monde en décomposition, et s'écrie : Hic Rhodus, hic salta !

  • Alors c'est aussi le moment de dire : ça y est, nous y sommes, c'est le moment de montrer ce dont nous sommes capables !
    C'est le moment de renverser l'ordre des choses !
    C'est le moment de se retrouver camarade !
    C'est le moment de dire vive le communisme !